PERSONNAGE/Jean-Baptiste Vietty (1787-1842), un illustre inconnu
Nombre de Lyonnais sont un jour entrés dans le jardin du musée des Beaux-Arts, ne serait-ce que pour y goûter le calme et la quiétude d’un espace comme retiré de la ville et de ses tumultes. Nul doute qu’ils auront alors remarqué la statue qui surmonte depuis près de deux siècles, non sans avanies, la fontaine située au centre du jardin.
Initialement réalisée en marbre, cette sculpture est une copie d’après une statue antique, “l’Apollino Médicis”, conservée à la galerie des Offices à Florence.
Commandée dans les années 1820 au sculpteur Jean-Baptiste Vietty, elle fut mise en place en 1828. Mais en 1910, un violent orage la brisa. Elle fut alors remplacée par une copie en bronze… qui subit un nouvel outrage un siècle plus tard, en 2011, lorsqu’un touriste la jeta à terre en voulant l’escalader.
Une longue et complexe restauration fut alors entreprise, et l’Apollino retrouva sa place le 8 juillet 2026.
Mais qui était donc Jean-Baptiste Vietty ?
Né à Amplepuis en 1787, il commença des études classiques à Lyon avec du grec et autres langues mortes, et se forma à la peinture et à la sculpture à l’école des Beaux-Arts de Lyon, en suivant l’enseignement du professeur Joseph Chinard. Il obtint des médailles pour certaines de ses œuvres, comme son Homère méditant l’Iliade. Les Lyonnais retiendront aussi sa Nymphe de la Seine, qui se trouve aujourd’hui dans la chapelle du musée des Beaux-Arts.
Par ailleurs, après avoir enseigné les lettres classiques à Roanne, il rédigea une vaste étude sur les monuments antiques de Vienne. Plus tard, il rejoignit la Commission scientifique de l’expédition de Morée et demeura trois années de suite dans le Péloponnèse pour réaliser des travaux épigraphiques.
Esprit érudit et artiste talentueux, Vietty eut malheureusement une vie quelque peu chaotique, souffrant de troubles psychiques récurrents.
Le Dr Pierre Lortet (1795-1868), son ami de toujours qui le soutint et l’aida sa vie durant, décrit très bien ces troubles dans l’émouvant éloge funèbre qu’il publia dans la Revue du Lyonnais après sa mort, le 30 janvier 1842 à Tarare, et que nous reproduisons ci-après :
Biographie lyonnaise, tome XV. Vietty, par Pierre Lortet
Notre province du Lyonnais a perdu dernièrement un homme doué de talents aussi variés que ses connaissances étaient étendues. S’il n’a pas été l’une de nos illustrations les plus remarquables, faut-il en chercher la cause dans le caractère de cet artiste distingué, ou bien dans les obstacles qui l’ont fait dévier de la route tracée à cette haute intelligence, épuisée enfin par des travaux trop divergents ?
Jean-Baptiste-Eugène Vietty naquit à Amplepuis le 2 décembre 1787. Son père, italien d’origine, était venu s’y établir comme plâtrier décorateur. Il avait été chassé de sa patrie à cause de ses opinions politiques et religieuses. C’est au moins ce que semblent indiquer quelques confidences faites à ses amis, et les deux strophes suivantes d’une ode que Vietty, jeune encore, composa sur la mort de son père :
Je t’ai vu sur les pas de l’austère Sagesse,
Traîner dans la douleur ton destin malheureux,
Tandis que le méchant rayonnant d’allégresse,
Levait sa tête vers les cieux.
Jouissons, disait-il, le tombeau se prépare,
Qu’importe à l’Éternel les pleurs de l’innocent !
Jouissons aujourd’hui, demain un dieu barbare
Nous plongera dans le néant.
Vietty était le second de six enfants. Son père, homme instruit lui-même, ne négligea rien pour leur éducation, et Vietty le perdit trop jeune encore. Il avait commencé ses études à Lyon, auprès de maîtres particuliers, et les continua à l’école centrale. En même temps qu’il étudiait les langues mortes, et surtout le grec, il faisait de rapides progrès dans le dessin, sous la direction de monsieur Cogel.
Il voulait se livrer à la peinture et partit pour Paris en 1809, où il travailla dans les ateliers de monsieur Hennequin.
Cependant, le séjour de Paris lui plaisait peu et, au moment de partir, il écrivait à un de ses amis :
Adieu, trop célèbre Paris,
Asyle des vertus, des vices,
Où la débauche et l’artifice
Trouvent leurs plus chers favoris ;
Des beaux arts brillant sanctuaire,
Abrégé du vaste univers,
Beaux lieux que la science éclaire,
Égout de cent peuples divers ;
Heureux qui, sous des dieux propices,
Et du plaisir suivant la loi,
Vit au milieu de tes délices,
Plus heureux qui vit loin de toi.
Peu de temps après son retour à Lyon, l’École des Beaux-Arts fut établie. Chinard, alors l’un des professeurs, ayant reconnu les dispositions remarquables de Vietty pour les arts, le sollicita vivement d’abandonner la peinture pour se livrer à la sculpture. Il réussit malheureusement à le décider. Vietty se distingua bientôt dans ses études sculpturales. Les élèves ne furent pas moins prompts que le maître à reconnaître son talent. À chaque instant, et surtout le soir, au modèle, chacun se pressait d’avoir son avis sur son académie. Cet appel répété chaque jour au jugement de l’un de leurs camarades, indisposa les professeurs contre Vietty, dont l’amour propre fut augmenté outre mesure par cet hommage de ses camarades. Il se permit, en outre, sur les travaux de ses professeurs, quelques critiques justes mais déplacées, qui contribuèrent encore à les aigrir contre lui. À la fin de l’année, il obtint cependant le premier prix, et son nom fut accueilli par des acclamations générales.
Vietty continuait de travailler assidûment dans l’atelier de Chinard, soit au modèle, soit au marbre. Son délassement était la lecture des poètes grecs et latins. Chinard, qui n’avait que faire des langues de Virgile et d’Homère, lui reprocha un jour ces lectures, faites, disait-il, dans le dessein de le vexer. Il s’ensuivit une querelle à l’issue de laquelle Chinard le chassa de son atelier ; et les autres professeurs, qui ne demandaient pas mieux que de saisir l’occasion, proclamèrent le lendemain son exclusion de l’École et l’affichèrent à la porte du Palais des Arts. Quelques jours après, Chinard regretta d’avoir ainsi brisé la carrière d’un jeune homme et de s’être privé de son meilleur élève. Il voulut obtenir sa réintégration, mais le conseil de l’École resta inexorable et il fut banni pour toujours de l’École de Lyon.
Ainsi qu’il arrive chez les hommes de la trempe et de l’énergie de Vietty, cette punition ridicule par sa sévérité ne fit qu’augmenter la raideur de son caractère. L’attachement que lui prouvèrent quelques camarades accrurent la bonne opinion qu’il avait de lui-même. Dès cette époque il se considéra comme un homme que l’on redoute et que, par conséquent, on persécute ; il considéra comme ennemis de bons camarades qui n’ont jamais songé à lui nuire.
Il partit pour Paris où il espérait quelques travaux, et fit un voyage jusques sur les côtes de l’Océan. Il se trouvait mal dans ces contrées d’où il écrivait à un de ses amis :
Exilé de tes bords, fleuve que j’adore,
Ma vie à son matin va bientôt se flétrir ;
Ainsi languit un lys mourant à son aurore,
Loin du champ qui l’a vu fleurir.
Une sombre langueur s’est glissée en mes veines,
La nuit j’attends le jour pour consoler mes peines,
Rien ne peut adoucir le chagrin qui me suit ;
Et le jour j’invoque la nuit.
Champs fleuris où l’Arar, prodigue de son onde,
Arrose en murmurant des berceaux toujours frais,
Oh ! quand pourrai-je enfin, dans une paix profonde,
Errer sous votre ombrage épais !
Lyon, asyle heureux, dans un dessin prospère,
La nymphe de tes bord faisait tout mon bonheur,
Et son souvenir seul aux terres étrangères
Vient porter la paix dans mon cœur.
Oui, je suis las d’errer dans un climat sauvage,
Bientôt je vole à toi des tristes champs du Nord,
Ainsi que le nocher écarté par l’orage,
Heureux de regagner le port.
Bientôt, en effet, l’amour de ses montagnes beaujolaises le ramena dans nos contrées. Il travailla de nouveau dans l’atelier de Chinard et peignait quelquefois des décorations de théâtre pour gagner de l’argent.
Le désir d’observer l’influence des climats, soit sur les productions de la nature, soit sur celles de l’art, le poussait toujours aux voyages, et il en fit un dans le Midi de la France avec celui qui écrit cette notice.
[Pierre Lortet a en effet raconté par écrit un voyage du 13 juin au 28 septembre 1810 “Voyage de Lyon à Nîmes, et retour par le Languedoc, le Comtat et le Dauphiné” ; on trouve ici la raison pour laquelle son récit est au pluriel : il est accompagné de Jean-Baptiste Vietty ; Pierre a 18 ans, Jean-Baptiste en a 22].
À la fin de 1811, il hésitait à partir pour l’Italie, lorsque Chinard l’envoya à Marseille pour quelques travaux ; il y exécuta un aigle colossal placé sur un obélisque et le buste-janus des deux fondateurs de Marseille, Pythéas et Entimen. Il fut si mal payé pour ce travail qu’il se trouva là dans la misère la plus complète et sur le point d’en sortir par un suicide. Une colline du golfe de Marseille d’où la vue s’étend au loin sur la mer était sa promenade favorite. Il s’y rendit dans l’intention de se couper les artères des deux bras. Après une courte prière à l’Éternel, « je jetai, écrit-il, un dernier regard sur l’ensemble de l’univers… La beauté de la vue qui m’environnait me fit regretter de sortir de la vie sans avoir parcouru les autres climats de la terre. Je songeai à nos projets… je me levai avec précipitation et me décidai à supporter encore le triste fardeau de mon existence. »
Il revint donc à Amplepuis se reposer à l’ombre de ses sapins et s’exercer à modeler des bustes. Quelques personnes de Lyon voulurent tenter de le faire rentrer à l’École des Beaux-Arts, mais MM. Artaud et Revoil furent inflexibles.
Le rappel des conscrits vint l’atteindre et, en 1812, il trouva un asyle [sic] dans le collège de Roanne, où il entra comme maître de dessin, mais bientôt il fut aussi chargé d’une classe de latin et d’une classe de grec. Quelle position pour un artiste ! Il comprit très bien quelle influence elle devait avoir sur lui. « Quant à moi, écrivait-il, je suis enfin maître de dessin dans une petite ville. Le bel état pour un homme de mon style ! Voilà pourtant où m’ont réduit les tyrans des arts de ma patrie. Ah ! les lâches, ils triomphent et je suis anéanti. Si j’avais pu… Mais la fortune s’était encore jointe à eux pour cimenter ma misère… La longue habitude des revers m’a donné une espèce d’indolence dangereuse dans les arts. N’ayant jamais pu, faute d’argent, poursuivre mes études ; obligé, à Paris, de faire le décorateur ; chez Chinard, le tailleur de pierre ; à Roanne, le maître d’école, je m’abandonne à mon sort ! »
Dès cette époque, en effet, datent l’indolence dont il se plaint, et la diversité obligée de ses études le détourna du but qu’il s’était toujours proposé. Cependant, étant dans ce collège, il s’occupa de mettre quelque argent en réserve afin de pouvoir plus tard aller à Paris concourir pour le grand prix de sculpture. Mais les plus belles années de l’artiste étaient perdues sans retour. Quoiqu’il ne parut pas s’occuper de politique, les événements de 1815 vinrent affliger encore son cœur ulcéré. « Fais-moi une esquisse de ce grand tableau, écrivait-il à un de ses amis, et dis-moi quel espoir tu conçois maintenant de la France ? Malheureuse patrie, déchirée par des enfants stupides, ingrats et féroces, la proie des hordes du Nord conjuré, bientôt tu gémiras dans des chaînes honteuses, digne prix de tes entreprises insensées et criminelles contre la liberté des peuples. Mon ami, le nom de France est devenu un opprobre : il n’y a plus de patrie pour les vrais citoyens. »
Pendant la dernière année de son séjour à Roanne, un amour malheureux vint lui porter un dernier coup. « Je suis né pour l’amitié, écrivait-il alors, j’ai voulu faire le Céladon ; ce métier ne me convient point ; je l’abjure et vais me hâter de reprendre auprès de toi mon antique énergie. » Il ne le put cependant, malgré les efforts de ses amis, et la blessure fut incurable.
Il partit, à la fin de 1817, pour Paris où il travailla longtemps dans le même atelier avec son ami peintre Couderc et, en septembre, il avait présenté une figure pour être admis au concours, comme élève de Cartelier.
Cependant, il ne se fiait plus à personne, le nombre de ses ennemis imaginaires augmentait chaque jour. Il croyait que la poste interceptait ses lettres. Il prenait toutes les précautions imaginaires pour les faire parvenir, et souvent il les écrivait en latin : Cura ut solus ego intelligere possim, litterasque tuas modo tutissimo afferantur, etc., était sa terminaison ordinaire. [Veillez à ce que je sois le seul à pouvoir comprendre, et à ce que vos lettres soient livrées de la manière la plus sûre possible].
Il se trouva trop influencé, trop visité dans l’atelier qui lui avait été donné à la Sorbonne, et il en loua un dans une rue retirée : « Nul mortel, disait-il, ne soupçonne ma nouvelle demeure, et si je n’avais pas été fou, il y a longtemps que j’aurais pris ce parti. »
En 1820, il entreprit la Nymphe de la Seine, qui a été achetée par la ville de Lyon. En même temps il s’occupait de rédiger le texte pour le travail de M. Rey sur les antiquités de Vienne. Ces deux entreprises traînèrent en longueur, car il ne sut jamais rien faire à terme fixe, ni comme métier ; il voulait toujours consacrer à un travail tout le temps nécessaire pour le faire aussi bien qu’il lui était possible.
En 1821, il suspendit l’exécution de sa Nymphe de la Seine pour venir à Vienne décrire les antiquités dessinées par M. Rey. Il retourna ensuite à Paris, où sa statue fut exposée au salon de 1822.
En 1824, il modela à Lyon un Homère méditant l’Iliade, qui fut exposé à Paris. Ce travail n’avait point été commandé, parce qu’alors on ne voulait que des sujets d’église.
Sa Nymphe de la Seine, commandée en 1825, ne fut achevée qu’en 1828. Elle coûta à ses amis au moins 12 à 15 000 fr., quoiqu’elle n’ai été payée que 6 000 fr. Vietty dépensant dix fois plus qu’un autre, et sans résultat, pour tout ce qui est de l’organisation matérielle du travail.
Lorsque l’armée française était sur le point de partir pour la Grèce, j’habitais Heidelberg avec le professeur Quinet. Nous nous demandâmes un jour si une commission ne serait pas chargée de faire sur la Grèce un travail analogue à celui fait lors de l’expédition d’Égypte. M. Quinet me dit qu’il partirait volontiers s’il avait pour compagnon un artiste instruit. Je lui indiquai Vietty comme l’homme le plus capable, par la variété de ses connaissances comme artiste et comme helléniste. Celui-ci accepta sans balancer, et nous fîmes des démarches auprès de quelques hommes influents pour obtenir la protection des chefs de l’armée une fois en Grèce. Ces démarches poussèrent sans doute le ministère à organiser la commission scientifique dont MM. Quinet et Vietty firent partie.
Sa maladie morale chronique fut un moment suspendue par la joie d’aller enfin explorer les monuments de sa Grèce chérie ; mais déjà à Toulon, l’attente du départ détermina une recrudescence ; il vit dans une partie de ses collègues des hommes dont il fallait se défier. Il firent voile à bord de la Cybèle le 10 février 1829, et arrivèrent à Navarin le 12 mars 1829.
En juillet, il avait déjà exploré les villes de Spartes, Leuctres, Mégapolis, Gorthys, Philagie, Trapézont, Kyparissa, Tripolis, Tégée, Mantinée, Nauplie, Tirynthe et Argos, les îles de Salamine, d’Égide, etc. Plusieurs des lettres qu’il a écrites pendant ce voyage renferment des descriptions très remarquables qu’il serait trop long de transcrire ici. Ses travaux furent cependant très incomplets, car il était seul, abandonné à ses propres ressources. Sa méfiance extrême l’avait poussé à se séparer entièrement de tous ses collègues.
Il voulait encore prolonger son séjour et continuer ses études en Grèce, mais le défaut d’argent le força à revenir en août 1831.
Vietty, quoique passablement taciturne, se plaisait cependant à raconter quelquefois ses excursions chez les Maniotes, et les dangers auxquels il fut exposé.
De retour à Paris, il fut accablé à nouveau par ses anciennes visions d’ennemis coalisés pour le perdre, pour lui empêcher de travailler et d’achever son ouvrage. Il se tenait en garde non seulement contre le vol de ses dessins et manuscrits, mais encore contre l’empoisonnement et l’assassinat.
Les remontrances et les conseils de ses meilleurs amis lui devinrent à charge : il s’éloigna d’eux ; il vivait caché, tantôt à Lyon, tantôt à Amplepuis, Villefranche ou Tarare, où il a été frappé d’une attaque d’apoplexie le 30 janvier 1842.
Au moment de sa mort, il a dit au juge de paix qui l’a assisté dans ses derniers moments, qu’il avait terminé son ouvrage. On s’en assurera en mettant ses manuscrits en ordre, si la chose est possible. Il me dit plusieurs fois pendant qu’il travaillait chez moi : « peu m’importe maintenant qu’on me vole mes manuscrits, je les arrange de manière que moi seul pourrai m’y reconnaître. »
Que manquait-il donc à Vietty pour réussir dans ses travaux et être heureux ? une seule chose : connaître son siècle et la société dans laquelle il devait vivre, au lieu de courir après le type imaginaire d’un autre monde.
Par P. LORTET
Notes
- Cette biographie a été publiée dans “la Revue du Lyonnais”, revue d’érudition fondée en 1835 par Léon Boitel, imprimeur et éditeur, qui fut secrétaire de la commission exécutive de l‘Association pour la liberté de la presse, dont Pierre Lortet en était le président.
- Vietty était non seulement un grand artiste reconnu, mais également un archéologue expert en épigraphie. C’est à ce double titre qu’il fit partie de la commission scientifique de Morée. Il a aussi rédigé tous les textes historiques et analytiques de l’ouvrage en trois volumes “Monuments romains et gothiques de Vienne en France“, dessiné, imprimé et publié par son ami Étienne Rey en 1831. Il eut mérité d’être, comme ce dernier, membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts et de Lyon !
- Pierre Lortet a constamment soutenu son ami d’enfance Vietty, y compris et surtout financièrement. Après l’expédition de Morée, il fut rejoint dans ce soutien, par deux autres personnes amies : Sylvain Blot et le juge Peyré, respectivement sous-préfet et magistrat de Villefranche.
- Tous les écrits de Vietty sur la Grèce sont aujourd’hui perdus à l’exception de deux carnets de notes sur 33 (cf. “Jean-Baptiste Vietty et l’Expédition de Morée : À propos de deux manuscrits retrouvés”. Stéphane Gioanni. Journal des Savants, année 2008).
- Les troubles psychiques de Vietty, parfaitement décrits par Pierre Lortet, font penser à une forme de ce qu’on appelle aujourd’hui des délires de persécution. Ces troubles ont été cause de la perte de nombre de ses travaux, qu’il dissimulait, redoutant leur vol.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
pierrelortet (9 septembre 2026). PERSONNAGE/Jean-Baptiste Vietty (1787-1842), un illustre inconnu. Histoires lyonnaises. Consulté le 13 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16qwl


